Samedi 13 décembre 2008
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19:58
Tout en remerciant chaleureusement celles et ceux qui ont tenté de m'aider à amèliorer mes capacités pour utiliser ce blog, je peux vous avouer que ce n'est pas
impossible que mes colères à peine contenues ne doivent pas faciliter ma relation avec cette machine stupide.
Je vois, en outre, que l'hébergeur va entreprendre des travaux durant les deux prochaines nuits pour rendre son site plus hospitalier .
Ca me rassure, je ne dois pas être le seul imbécile pressé de distiller sa prose sans prendre le temps de suivre tous les bons conseils .
(A ma décharge, en plus de la lenteur que mettent les vidéos à s'afficher sur mon écran, le type qui explique parle trop vite pour moi ... Je n'y peux rien, et il y a longtemps que je suis
contraint de faire répéter mes interlocuteurs quand ils parlent trop vite ; d'où mes difficultés avec les "gens du Sud")
Ce n'est donc que sur l'insistance de @villo que je me lance dans une nouvelle rédaction...
Je n'étais pas spécialement pressé, visitant l'ensemble de la structure et m'enrichissant de vos nombreuses contributions.
J'espère que je serai bientôt admis à faire partie de quelques "communautés" aux propos éclairés et pertinents.
En définitive, il se passe aussi que je suis particulièrement inquiet ...
Me sachant très "épidermique", je m'étais créé mon petit refuge "d'associabilité", bien abrité au fond de la campagne, afin de ne plus me trouver confronté aux grands débats économiques et sociaux
qui secouent le monde.
J'ai d'abord commis la sottise de me reconnecter à l'internet, puis de participer à des forums, et enfin de me remettre en relation avec les ONG avec lesquelles je travaillais... Foutu
!
Je pratiquais, depuis un certain temps, la politique de l'autruche... par nécessité!
Je ne supporte pas l'injustice, je ne supporte pas que l'on porte atteinte à mes libertés fondamentales...
D'avoir enfoncé ma tête dans le sable n'a évidemment pas empêché le rouleau compresseur de la déshumanisation de suivre le chemin qui lui était tracé, mais ça m'a ralenti, moi, dans mon
impétueux désir de monter au front.
J'ai bien fait !
L'opinion ne semble pas préparée à ce que l'on se lance dans des opérations destinées à dénoncer le néo-totalitarisme.
Il suffit de voir le sort qui est réservé aux "gamins" qui ne l'ont (probablement) que suggéré.
Ce n'est pas de la répression que j'ai peur, pas plus que de la violence...
Je crains que la lutte n'aboutisse à la prise de pouvoir d'autres despotes !
Et j'ai déjà donné ...
Du temps de mon grand père, il n'y avait pas de dilemme : l'ennemi venait de l'extérieur !
Il était largement soutenu, encouragé par le peuple lâche et vénal, mais il était identifiable...
Ce n'est plus le cas...
La grande majorité des français a quelqu' avantage à protéger, depuis son médiocre et précaire emploi jusqu'à sa villa "mon rêve" cachée derrière la dunne.
Tous sont des ennemis potentiels quand on aimerait leur faire comprendre que le combat qui se prépare est aussi programmé pour défendre les maigres biens qu'une vie de dur labeur leur a permis
d'épargner.
Mais la télévision est passée par là.
Ce n'est plus "Radio Paris" dont ils avaient rapidement appris à se gausser, mais un abrutissement encore plus insidieux, perfide... et terriblement efficace !
C'est leur conscience que les experts en communication ont réussi à capturer, leur auto-détermination...
Quand Hugo ou Tocqueville soutenaient que l'instruction, l'éducation et la culture seraient les leviers de la démocratie... les diplômés des écoles de commerce leur ont instillé des réflexes
comportementaux qui les abaissent à un niveau inférieur à celui que De Gaule comparait déjà à celui des veaux.
En même temps, ce ne sont plus ceux là qui m'inquiètent puisqu'ils suivront n'importe quel chef de troupeau (pourvu qu'il s'en trouve un qui ne soit pas un despote ?!?); ce sont ceux dont je me
suis fait des amis "virtuels" et avec qui je ne parviens pas à proposer de nouvelles formes de rebellion pacifique...
Je sais que nous avons encore quelques portes à ouvrir, avant de fourbir les armes; mais elles s'inspirent de Gandhi, de la désobéissance, de l'inertie ...
Dans mes rêves, je vois un nouveau "Larzac" (ou plusieurs), des concentrations de citoyens qui refusent d'aller plus loin dans la destructuration du tissu de la démocratie.
J'imagine de grands villages éphémères et spontannés où tous les talents de ceux qui savent s'exprimer et transmettre leurs compétences ailleurs que dans une dynamique de "croissance"
montreraient les immenses potentialités des technologies imaginées pour le développement de l'humain plutôt que de la finance...
Je crois en ces nouveaux "woodstocks", en ces fêtes "de l'humanité" qui ne seraient pas celles d'un journal...
Par Paco Necté
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Publié dans : Humeur
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