Jeudi 8 janvier 2009
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J'ai toujours adoré ce slogan publicitaire...
Je le connais depuis fort longtemps ; d'une époque où, jeune matelot sur les chalutiers, le mauvais temps nous contraignait parfois à faire relâche dans un port irlandais pendant quelques
heures.
(Il ne seront pas nombreux ici, mais je précise pour ceux qui me taxent d'étre un profiteur du système "socilo-communiste" que je travaillais à 12 ans, la nuit, dans les parcs à moules pour
m'acheter mes livres, et que j'ai quitté le système scolaire conventionnel à 16 ans pour m'engager sur des bateaux de pêche où le couteau était le seul remède pour ne pas se faire sodomiser par les
"Gaulois" !)
Il était rare, alors, que je boive de l'alcool ; mais aurait-il été courtois de se laisser inviter à une tournée sans sacrifier à la dégustation de ce bijou national ?
Une demi pinte aurait été largement suffisante pour me faire une idée, mais je ne connaissais pas encore cette commodité de préciser que c'était ce que l'on souhaitait qui nous soit servi .
Devant ma moue dubitative et mon jeune âge, constatant aussi la durée de ma libation, mes hôtes empressés ne pouvaient que me prodiguer le conseil d'y alterner un wiskey de temps à autre pour
l'aider à descendre sans se faire plus insistant à abuser de ma prédisposition à me ruer sur le "dégueuloir" le plus proche.
(Jeune et solide gaillard, j'ai réussi à jouer ma partition)
Il faut dire aussi que je devais être le seul marin français présent à faire mieux que massacrer la langue de Shakespeare et à m'interresser à l'actualité locale quand le conflit en Ulster était
dans tous les esprits.
Je n'avais aucun mérite à celà, ayant passé une bonne partie de mes congés scolaires à Jersey qui offrait, à l'époque, l'asile politique à nombre "d'activistes" irlandais.
En ma qualité de Français, j'étais d'office intégré à l'équipe de foot des Irlandais (catholiques) pour afronter "le reste du monde" ... avant de rencontrer les parents de mes camarades de jeu
!
(Encore aujourd'hui, les pubs où ils se réunissent et jouent leur musique sont mes préférés... quand bien même j'adore le jazz proposé ailleurs)
La plupart d'entre eux n'étaient pas supposés quitter Jersey -l'Europe "moderne" n'existait pas encore- et les lignes conventionnelles étaient "verrouillées" ; aussi avais-je pris l'habitude de
servir de "passeur" pour les quelques uns qui avaient besoin de venir en France saluer quelqu'amis ou famille, sachant abuser de l'hospitalité contrainte des nombreux contrebandiers -trafiquant
alcool et tabac- qui faisaient la navette avec les côtes normandes sans plus de formalité administrative.
C'est ainsi que j'ai commencé à me faire des amis un peu "particuliers" !
Je pense singulièrement à eux en parallèlle des évennements de Gaza...
En effet, pour qui s'intéresse à l'histoire, les similitudes sont relativement évidentes, sinon que les époques et durées sont légérement décalées et qu'un consensus a fini par nous faire oublier
que l'Ulster fut le lieu d'un conflit sans merci ni pardon "s'internationalisant" jusque dans les rues et pubs de Londres.
Sans doute est-ce vrai, également, pour la plupart des conflits anti colonialistes, en particulier ceux qui ont affecté la France ; mais je doute que nous soyons nombreux à accepter d'y réfléchir
quand celui qui affecte le plus notre mémoire est celui d'Algérie et que force nous est de constater le régime qui en est issu...
Beaucoup verront là une différence fondamentale et abuseront de l'eau que j'apporte à leur moulin en soulignant "le fait islamique"; mais ce serait ramener la philosophie de cette religion aux
extrémismes qui la polluent et dont nous sommes probablement les catalyseurs.
De même que je m'étais lié d'amitié avec des anglais protestants et des irlandais catholiques, j'entretiens de très bonnes relations avec des palestiniens et des Israeliens "militants"...
Il est donc hors de question que je prenne parti, connaissant leur histoire réciproque et comprennant leurs angoisses respectives...
D'un autre côté, je m'en suis aussi fait des amis en vertu de leurs qualités humaines et de leur capacité à laisser leurs haines et rancoeurs respectivesen sommeil pour tenter de trouver des
solutions pacifiques à ce conflit...
(Je conviens avec Sting que les femmes pleurent leurs enfants dans les pays d'Amérique du Sud, où les maris aussi sont portés disparus ; mais les hommes se lamentent également là où la haine n'a
pas asséché les larmes...)
Je souhaite qu'ils puissent poursuivre leurs conversations pour que l'intelligence soit la clef de leur avenir là où d'autres trouvent intérêt à faire parler les armes.
Je lis trop souvent des propos qui comparent ces massacres à des jeux vidéo, à des joutes sportives où des arbitres quantifieraient les dommages collatéraux acceptables pour assurer des équilibres
!?!
Aucune guerre ne s'est conclue dans l'équilibre ; cette notion ne semble dévolue qu'à la paix armée et au système de "dissuasion"...
Une guerre ne peut se terminer que par un "K.O" dans lequel celui qui est resté debout fixe les conditions de la paix à venir.
Etait-il nécessaire de raser Dresde et Berlin ?
Pourquoi larguer la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki ?
Celà a été fait pour que nous vivions depuis 60 ans dans une paix relative, que de nouvelles formes de dialogue s'installent -pas toujours à bon escient- afin que le "capitalisme" savoure quelque
temps le fruit de ses incontinences !
Bref !
Dans le conflit qui oppose une certaine vision d'Israel à une certaine vision de la Palestine, ce ne seront pas le passé ou le présent qui apporteront des solutions...
Ce ne peut être qu'une autre vision de l'avenir !
Par Paco Necté
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Publié dans : Humeur
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